Après quelques mois de bons et loyaux services Au fil des mots déménage ici. Le concept reste le même, c'est juste le décors qui change. Je vous dis donc à bientôt !
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Au plaisir de lire et de partager avec vous... Un blog de plus sur la littérature, ce ne sera que mes avis, c'est déjà ça.
Après quelques mois de bons et loyaux services Au fil des mots déménage ici. Le concept reste le même, c'est juste le décors qui change. Je vous dis donc à bientôt !
Il est temps que je vous parle de ce recueil de onze nouvelles. Onze nouvelles où l’on retrouve le style d’Hemingway, cette écriture d’apparence si simple et d’où se dégage tant de profondeur et de poésie. Sauf que la magie de l’écriture n’est pas présente à chaque page. Certains passages sont sublimes mais souvent les nouvelles sont inégales. Ce que nous raconte Hemingway ne m’a pas toujours intéressée. Un joli exercice de style dont l’intérêt ne m’a pas toujours paru évident.
Je pardonne cependant à Hemingway cette baisse de régime parce que je reste sous le charme de Le soleil se lève aussi et que ce recueil n’est pas non plus une insulte à son talent. Il y a quelque très beau moment de lecture.
Envie de paresse... Une dimanche ordinaire... Mes livres sont posés sur la table basse à côté du canapé sur lequel je suis affalée. Pas envie de lire. Dominique A donne de la voix et accompagne ma rêveries. Les yeux dans le vague. Le ménage à faire... Pas envie... Il faudrait que j'appelle mon père (pas fais depuis des mois). Pas envie... Ca, j'ai jamais envie... Il fait beau, on pourrait aller balader, me propose M. Loupiote. Je regarde le ciel bleu par la fenêtre. Oui, ça pourrait être agréable. Emmener l'appareil photo. Sauf que non, j'ai pas envie. Tu vas rester là à rien faire? me demande M. loupiote perplexe. Pourquoi pas? Tu veux regarder la tv? Non, vraiment pas envie...
Je suis en stand by. J'attend que quelque chose se passe. Je pense au blog que je délaisse. A cette critique des Neiges du Kilimandjaro que je n'ai pas encore écrite. A ces gens qui continuent malgrè tout de passer. Je m'étonne de ne pas tomber plus vite dans l'oubli. Drôle de monde que celui du net... Les amitiés virtuelles, est-ce que ça existe? Et les love-story? Je suis de ce monde. J'en fais partie. A côté de la plaque, comme toujours. Est-ce que j'en ai vraiment envie? Oui. Non. Peut-être... Petite déprime? Non. Même pas. Je suis juste entre parenthèse. Cest agréable. Le monde tourne comme il l'a toujours fait. Comme il le fera toujours. J'aime le regarder tourner et me dire qu'il n'a pas besoin de moi. C'est rassurant.
L'oubli, mon ami. Prendre de la distance.L'oubli et moi. J'apprend. Je me berce, me caresse. Demain, ce soir, dans une heure, je sortirai de ma torpeur. Fermer la parenthèse. Retour dans le monde. Tourner avec lui. Le soleil se couche toujours à l'ouest. Je regarde la mer. Comme tant d'autres avant moi. Comme tant d'autres après moi. C'est rassurant.
Il n’y a donc pas de malédiction qui plane sur mes lectures de 2007. Non parce que après deux lectures décevantes coup sur coup, j’ai commencé à sérieusement me poser la question. Peut-être avais-je dit trop de mal de Dan Brown et qu’un arrière-arrière-arrière-arrière (puissance 10) petit fils de Jésus (et accessoirement de Clovis et Dagobert) en avait pris ombrage et m’avait jeté un sort. Si ça se trouve, j’allais être condamnée à être déçue par toutes mes lectures à venir. Si ça se trouve, à mon prochain passage à la bibliothèque, une irrépressible envie de relire Le Da Vinci Code me pousserait à l’emprunter. Pire, si ça se trouve, j’allais trouver ce livre excellent et mettre Dan Brown au rang de génie de la littérature contemporaine. J’en avais déjà des sueurs froides.
Heureusement, j’ai eu Allumer le chat entre les mains et j’ai donc été rassurée. Soit les théories de Brown sur la descendance de Jésus sont totalement foireuses, soit l’arrière-arrière-arrière (puissance 10) petit fils de Jésus (et accessoirement de Clovis et Dagobert) n’aime pas Dan Brown (ce qui est très possible) ou ne me lit pas (ça aussi, c’est possible). Toujours est-il que j’ai apprécié cette lecture.
Impossible de vous raconter l’histoire. Enfin si, c’est possible. Sauf que ce n’est pas tant l’histoire que la façon dont elle nous ait contée qui donne son charme à ce livre. Car Barbara Constantine a une écriture très personnelle, une sacrée dose d’humour et le talent de savoir mélanger du sordide et du presque féerique et d’en faire une salade très digeste et tout a fait savoureuse.
Sous une apparence de légèreté, l’auteur aborde des sujets graves (ou du moins considérés comme étant sérieux). C’est drôle, c’est poétique et ça redonne le moral car elle est quand même vachement optimiste (mais pas naïve) sur la nature humaine la mère Constantine.
Moi, je dis, pour ça et pour la levée de la malédiction Dan Brown, merci Barbara.
Titre original : The Dead Heart ; Traduit par Catherine Cheval.
Nick, journaliste américain entre deux boulots, décide d’aller vivre la grande aventure en Australie. Sur place, il achète un combi Volkswagen et part visiter le bush (rien à voir avec George) et son immense désert de terre rouge. En chemin, il rencontre Angie, jeune et appétissante autochtone. Va alors se refermer sur lui un « horrible » piège.
Cul-de-sac est le premier roman de Douglas Kennedy. Un thriller « drôle et terrifiant » nous annonce le quatrième de couverture. Alors, oui, je sais que les quatrièmes de couverture ne sont pas fiables puisqu’ils ont pour but de vous faire acheter le bouquin. Mais comme j’avais entendu dire beaucoup de bien de ce roman, et que j’avais bien aimé L’homme qui voulait vivre sa vie, j’y suis allée confiante, certaine de passer un bon moment de lecture.
Et puis… Et puis, la magie n’a pas opérée. Je n’ai pas été terrifiée et si j’ai bien vue que Kennedy jouait sur le registre de l’humour, je ne me suis pas non plus esclaffée. J’ai trouvé l’intrigue attendue, l’écriture convenue et les personnages sans relief. C’est dommage parce que du terrifiant, il y avait matière à en faire (on est dans le bush, mince !). Mais Kennedy ne sors jamais des sentiers battus. Or sur une idée de départ aussi peu originale, il aurait fallu, à mon sens, qu’il se mouille davantage et pousse le délire plus loin. Ici, on a un roman divertissant certes mais qui m’a laissé comme un arrière-goût de frustration. J’en aurai voulu plus.
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