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Vendredi 27 octobre 2006
A la mort d’Œdipe, roi de Thèbes,  ses deux fils se battent à mort pour lui succéder. Créon, frère d’Œdipe, hérite du trône. Il décide d’offrir à Etéocle de grandes funérailles mais Polynice, n’aura pas le droit à une sépulture. « Quiconque osera lui rendre les devoirs funéraires sera puni de mort. » Antigone, leur jeune sœur, fiancée à Hémon, le fils de Créon, n’accepte pas de laisser le corps de son frère à la merci des vautours et décide de l’enterrer.

 

 

 

Antigone, écrite en 1942, est jouée au théâtre pour la première fois à Paris le 4 février 1944, sous l’occupation allemande. Elle est la reprise de l’Antigone de Sophocle qui date 441 avant Jésus Christ (JC pour les intimes).

 

 

 

Il m’est difficile de parler de l’œuvre d’Anouilh, de trouver les mots car ce texte est tout simplement magnifique. Un de ceux que je relis souvent avec à chaque fois ce même émerveillement. J’aime la tragédie. Et de tous ses personnages, Antigone est celui qui me touche le plus. Et la plume d’Anouilh me chavire à chaque fois. C’est qu’elle est tellement digne, cette petite Antigone à se dresser seule face à sa propre mort. Pour ce qu’elle juge juste, donner des funérailles à son frère. On pourrait en dire bien des choses de cette pièce mais je crois que le mieux est de la lire ou d’aller la voir jouer si l’occasion se présente. Il y des fois où les mots de l’auteur se suffisent à eux-mêmes sans qu’il soit besoin d’y rajouter quoique se soit.

Par Loupiote - Publié dans : Je lis des livres
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